Pendant plusieurs heures, la vieille femme attend son fils à la gare, mais il est introuvable !

La vie

La grand-mère était arrivée à la gare en provenance du village, avec deux lourds sacs. Bien qu’elle ne rende pas souvent visite à ses proches, elle a dépensé son dernier argent pour leur apporter des cadeaux, dans l’espoir d’apporter de la joie dans leur vie. Elle n’arrivait jamais les mains vides, mais cette fois-ci, elle s’est surpassée, car chaque sac pesait près de dix kilos. Malgré la difficulté du voyage, elle n’hésite pas à se mettre en route, encouragée par la promesse que son fils sera là pour l’accueillir. Mais à son arrivée, il est introuvable. Elle n’a d’autre choix que de poser ses lourds sacs et de composer son numéro.

Le téléphone ne répond pas pendant un long moment, jusqu’à ce qu’enfin, après la dixième sonnerie, la voix de son fils retentisse, pleine de confusion.

-Oh, maman, je suis vraiment désolé. J’ai complètement oublié que tu venais aujourd’hui. Nous avons décidé d’aller chez les parents de ma femme dans une région voisine et nous serons absents pendant une semaine. Il s’avère que vous êtes venue pour rien. Revenez, s’il vous plaît. Pour être honnête, nous ne nous attendions pas à cette tournure des événements, j’ai donc oublié de vous prévenir et nous sommes partis spontanément.

Les larmes lui montent aux yeux, mais elle reste silencieuse et répond brièvement : “Très bien.”

Elle a donné les deux paquets aux sans-abri de la gare car les porter aurait été trop difficile et ses épaules étaient déjà endolories par le poids. Elle n’a pas exprimé son indignation à son fils, qui n’a jamais réalisé à quel point il avait blessé le cœur de sa mère. Celle-ci s’était investie corps et âme dans son éducation et il n’avait même pas pris la peine de lui rendre visite alors qu’elle était âgée. Un mois plus tard, lorsque sa belle-fille l’a appelée pour lui demander de garder ses petits-enfants pendant un week-end afin qu’ils puissent se rendre au mariage d’un ami, la grand-mère a refusé. Elle en avait assez qu’on ne se souvienne d’elle que lorsqu’on avait besoin d’elle.

 

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